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Aujourd'hui, 5 janvier 2021
Paris, Vancouver, Los Angeles, Venise ou Nouméa, les tags sont devenus l'une des plaies de notre époque. Presque aucun endroit n'est totalement épargné.
Ici, cette fresque marine de l'Anse Vata à Nouméa en Nouvelle Calédonie, n'est sans doute pas assez belle pour les délinquants qui la recouvrent de tags, qui se veulent les symboles de leur occupation territoriale et surtout... de leur bêtise crasse.
Les tortues et les poissons disparaissent sous les gribouillis immondes laissés par ces nouveaux barbares que la société a laissé se multiplier depuis trente ans.
Les tags occupent désormais les paysages des villes et même des campagnes, presque partout c'est la même salissure, partout c'est le même rite sauvage, celui de la détérioration qui s'invitent quasiment en toute impunité sur tous les supports.
Depuis peu, même les clôtures et palissades des maisons individuelles sont la cible de ces pratiques de marquage de territoire. Tel un chien qui urinerait sur un arbre, les auteurs des tags répandent leurs excréments sur les parois du monde.
Signe des temps, signe de décadence, signe de chute. Quand la dégradation occupe le paysage et le champ de vision de chacun, quand les individus qui font société ne sont plus heurtés par la délinquance quotidienne, c'est que la société est bien malade, en perdition, en perte totale de repères, atteinte du cancer de l'inaction. L'effondrement n'est pas en marche, il est bien là.
