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Aujourd'hui, le 13 juin 2021 - Attention, the king of the swing entre en scène.

 

The king of the swing, cela vous dit-il quelque chose ? J’ai bien peur que non, hélas ce type de culture musicale a bien du mal à rester pérenne, je vous parle là d’un musicien qui composait déjà dans les années 30 et qui se souvient encore des années 30…Il était surnommé le king du Swing, mais c’était surtout un grand musicien de jazz, un compositeur de grand talent, clarinettiste et créateur d’un Big band immensément célèbre. Il y avait de la concurrence aux Etats-Unis à l’époque, Harry James, Glen Miller, Duke Ellington ou Artie Shaw, autant de pointures avec lesquelles il fallait rivaliser pour faire sa place dans le milieu et Benny Goodman  s’en sortit à merveille devenant l’un des plus fameux directeur de Big band des années 30 et 40.   

 

 

 

Benny Goodman dans ses oeuvres à la clarinette.

 

 

 

Goodman était précoce, à 14 ans il devint déjà un professionnel de la musique. A 16 ans, il quittera son Chicago natale pour gagner la Californie afin de rejoindre une formation de musiciens. Il s’installera plus tard à New York et en 1934 il se lancera, créant sa propre formation qui obtiendra rapidement un immense succès. Il ne lui faudra que quatre ans de plus pour devenir une véritable star du jazz et se propulser vers les sommets après avoir rempli de nombreuses salles de spectacle dont le fameux Carnegie Hall de New York. Sa maîtrise parfaite de la clarinette dont il était un virtuose lui offrit également les portes d’une carrière en solo qui lui apporta encore davantage de reconnaissance publique et professionnelles. Benny Goodman, c’était l’incarnation même du musicien surdoué qui ne laissait pas passer sa chance. En ce moment même, je suis plongé dans la musique des Big band, j’écris cette chronique, casque rivé sur mes oreilles en me régalant des airs de jazz joués par Benny Goodman mais aussi Harry James ou Artie Shaw. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est de les entendre quand ils sont accompagnés par une chanteuse pour créer des chansons qui deviendront les références d’une époque et qui continuent encore à être jouées par les formations modernes. On ne compte plus les succès musicaux de cette époque, Deep in a dream, Moonray ou Bewitched,  autant de standards de jazz qui ont fait le tour du monde et on été sublimés par des musiciens de talents et des chanteuses à la voix sublime. Il jouera avec Alice Faye, Helen Ward, Peggy Lee, Ella Fitzgerald ou encore Mildred Bailey, et même si j'aime aussi beaucoup la voix d'Helen Ward je n’en retiendrai qu’une autre, car elle a ma préférence entre toutes, Helen Forest et sa voix cristalline.

 

 

 

Benny Goodman et Helen Forest.

 

 

Ce fut une extraordinaire chanteuse de jazz à la voix tellement maîtrisée, excellemment posée, enjôleuse à souhait et capable de me faire planer quelques instants enchantés. Elle est pour moi incomparable dans son domaine de prédilection, chanteuse dans un Big band. Helen Forest incarne parfaitement cette époque et ses interprétations ne possèdent pas la postérité qu’elles mériteraient, j’ai du mal à comprendre comment une chanteuse aussi talentueuse et rare, possédant une si éblouissante voix a pu être oubliée du monde du jazz populaire, je ne connais pas vraiment sa popularité aux USA, mais en France parmi le grand public personne ne la connait. Ce fut une véritable star, elle chanta avec les plus grands, Artie Shaw, Harry James et bien sûr avec Benny Goodman et son orchestre de trompettes, de saxophones, de clarinettes ou de trombones, autant d’instruments magiques qui donnent envie de les essayer pour se croire un instant capable de prouesses…doux rêve qui se prolonge en écoutant ces brillants Big band nous livrer des morceaux inoubliables et entraînants. Pour découvrir Benny Goodman, je recommanderai quelques morceaux à écouter parmi la longue liste de ses œuvres : Shake down the stars, It never entered my mind, I’m nobodys’s baby, Taking a chance on love, I found a million dollar baby et bien sûr les immenses standards Bewitched et Yes, my darling daughter et ce sera un bon début pour apprécier le talent de Goodman couplé à la voix d’Helen Forest.

 

 

Benny Goodman avec la chanteuse Helen Ward.

 

 

Se plonger dans l’ère des Big band, c’est aussi découvrir toute la culture de son époque, évidemment le cinéma en fait partie, Benny Goodman, comme d’autres vivra aussi cette expérience, Hollywood fera plusieurs fois appel à lui pour faire une apparition dans des films. En 1955, un film biographique intitulé The Benny Goodman Story lui sera même consacré pour rendre hommage à ce grand jazzman et c’est à partir de cette époque qu’il se consacrera surtout à sa carrière solo, formant de temps à autres des orchestres pour une courte tournée ou un festival de jazz. Benny Goodman a durablement marqué l’histoire du jazz, il décèdera le 13 juin 1986 à New York, la ville où le succès avait commencé. Pour revivre encore un peu la grande époque, je vous propose deux playlists, la première consacrée uniquement à Benny Goodman et la seconde dans laquelle vous pourrez également le découvrir accompagnée par Helen Forest. Appréciez, on est loin du rap et du RnB, on est là dans de la vraie musique qu’il faudrait faire sortir des oubliettes pour plutôt y enfermer l’indigence actuelle…  

 

 

 

 

 

Benny Goodman et son orchestre:   

https://www.youtube.com/watch?v=BXUFfEtY80I

 

Helen Forest accompagnant Benny Goodman et d'autres Big band

https://www.youtube.com/watch?v=wDPTuyG3knA